Gourmandise

Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 12:51
Lecteurs, j'espère que vous n'avez rien contre le Japon, parce que vous allez en manger pendant bien une semaine, croyez-moi.

En manger au sens propre, puisque j'ai testé pas moins de trois endroits à Toulouse où l'on peut manger japonais, et pourtant les trois endroits en question sont radicalement différents. Et en manger au sens figuré, parce qu'entre deux restaurants, en guise de pause, je vous parlerai du dernier roman que j'ai terminé, et devinez quoi ? Par un heureux concours de circonstances, l'auteur est japonais.

On va commencer par L'assiette Japon, restaurant que l'on m'avait vanté comme gastronomique et dans lequel j'espérais trouver des desserts typiquement japonais et une nourriture un peu plus traditionnelle.

L'assiette Japon
28 rue Peyrolières
31000 Toulouses
05 61 21 50 91

Le bémol, mais nous étions avertis dès le début, c'est qu'il faut y mettre le prix, avec un menu découverte à 34,50€ comprenant entrée, plat, dessert et thé.

La salle est extrêmement calme (jusqu'à ce qu'on y introduise une dizaine de jeunes affamés), on notera la musique d'ambiance rappelant de façon troublante la musique de mes podcasts de relaxation et des toilettes, aux dires de quelqu'un qu'on ne nommera pas mais qui se reconnaîtra, "très zen".


Bien entendu, l'objet de ce blog n'étant pas d'établir un classement comparatif des restaurants en fonction de leurs toilettes (d'autant plus que c'est bien la seule chose que je n'ai pas prise en photo ce soir-là, avec ma propre trombine), passons à la nourriture... Sans oublier les boissons, puisque nous avons pris des apéritifs à l'apparence proche, je cite, "du smecta" avec des physalis dedans, mais au goût bien plus agréable.

Comme nous l'espérions, L'Assiette Japon est un restaurant japonais qui joue dans la catégorie supérieure. La nourriture est copieuse et recherchée, nous avons goûté des sushis de poisson inconnu (et encore non identifié à ce jour. Si vous le reconnaissez, merci de contacter notre standard !).


Le hic avec les plats, c'est que seuls les gyozas accompagnés de poulet frit n'ajoutaient aucun supplément au menu. Pas de découverte culinaire totale, donc, je connaissais déjà ce type de plat.


Mais la plus grosse déception est venue au dessert... Où non seulement il n'y avait pas la moindre pâtisserie japonaise, mais en plus, si les glaces avaient des parfums japonisants, nous avons une fois de plus fait face à une pénurie de haricots rouges (je suis maudite du haricot, ma parole !).

C'est là qu'est intervenu le péril vert... La glace au wasabi, parvenant à cacher avec la complicité du sucre et de la crème un goût vous prenant au nez d'une façon assez violente.



Bref... L'Assiette Japon est un excellent restaurant, mais assez cher, et ne répondait pas vraiment à mes attentes qui étaient premièrement de goûter des plats que je n'ai pas l'habitude qu'on me serve dans les restaurants japonais occidentaux, deuxièmement de pouvoir enfin essayer des desserts japonais plus dépaysants. Fort heureusement, j'ai trouvé une alternative... Mais ce sera l'objet d'un autre billet !

Post Blogum : suite au référendum sur le précédent billet (et surtout à mes sautes d'humeur), il y aura bien changement de blog à terme... Mais compte tenu de mon emploi du temps, ce ne sera pas pour tout de suite !
Par Camille G. - Publié dans : Gourmandise - Communauté : Bien à Toulouse
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 19:33
Moi aussi, je trouve ce blog follement dépaysant.

Sainte Geneviève des Bois, pour tous ceux qui n'ont pas connu la chance de grandir en Région Parisienne, est une commune de 24 000 habitants située dans l'Essonne, où l'on trouve entre autres, une église orthodoxe, une des plus grandes ZAC de France et...

Un restaurant japonais nommé Takayale, où pour 20,50€, mon frère et moi avons englouti soupe miso, salade, bol de riz, 6 brochettes et le plateau de sushis et sashimis ci-dessous sans sourciller (un G. ne flanche jamais face à de la nourriture, jamais !), certes, mais je peux vous affirmer que nous étions plus que repus.


La carte se compose essentiellement de menus à base de sushis et de brochettes, mais il y figure également des alternatives telles que poissons accomodés de façon diverses et porc pané. En résumé, un restaurant japonais plus que correct, avec des menus copieux, pour un prix raisonnable.

Le bémol, c'est que comme quasi systématiquement quand je commande un dessert aux haricots rouges, il n'y en avait plus... Mais les restaurants japonais en France sont rarement réputés pour leurs desserts. J'attends beaucoup du prochain que je devrais tester à Toulouse... Mais chaque chose en son temps, c'est fou ce que vous pouvez être impatients, vous alors !

J'oubliais : au moment de passer votre réservation (quoique vu la taille de la salle, à moins d'être un régiment, je doute que ce soit absolument nécessaire)... Prononcez Takayalé.

Le premier qui trouve le jeu de mot pourri de mon frère devant le verre à sake mériterait de faire partie de ma famille (ce qui n'est pas exactement un cadeau).



Takayale

138 route de Corbeil
91700 Sainte Geneviève des bois
01 69 25 88 88

Bon point : ouvert tous les jours, même le dimanche !
Par Camille G. - Publié dans : Gourmandise - Communauté : Saveurs gourmandes
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 14:23
J'avais tout un tas de bonnes raisons de m'arrêter pour prendre un goûter au cours de l'après-midi chargé qui fut le mien hier :

- J'avais faim, or comme chacun sait, votre dévouée bloggeuse est principalement guidée par son estomac.
- Mon prochain repas s'annonçait fort fort lointain
- J'étais à deux pas des Galeries Farfouillette où, par une heureuse coïncidence, se trouvent un café Malongo et un restaurant O'Sushi
- Et surtout, il fallait impérativement que je goûte les amazushis afin de satisfaire ma votre curiosité à leur sujet.

Poussée par ma dévotion envers mes bien-aimés lecteurs, j'ai donc commandé un thé au jasmin et une barquette de 3 amazushis. Montant total de l'addition : 7,85 €. Il est également possible de commander un thé/café gourmand accompagné d'un seul amazushi (pour la modique somme de 3,90€), mais rien ne m'arrête quand il s'agit de vous informer, je me devais de tous les essayer, question d'éthique.

Qu'est-ce qu'un amazushi, me demanderez-vous ? Une petite galette de riz soufflé, surmontée de mousse de fruits et de morceaux de fruits fraits (fruits rouges, kiwi...), le tout enveloppé par une feuille de soja toute fine pour maintenir l'ensemble en forme de sushi. Rien ne manque pour reconstituer le rituel du sushi : un petit pétale de gingembre confit trempé dans du chocolat et une sauce au caramel en lieu et place de la sauce soja sont servis en accompagnement.
Et ma foi, c'est assez goûteux, frais et original. Petit reproche : un poil cher quand même, la sauce caramel était un peu trop épaisse, et je n'aurais pas protesté contre un peu plus de gingembre...


Bref, pour un repas complet ou un goûter, sur place ou à emporter, vous trouverez O'Sushi aux Galeries Lafayette Maison rue Alsace Lorraine à Toulouse, ainsi que dans de nombreuses grandes villes françaises que je vous citerais bien, si leur site officiel n'était pas en maintenance.
Par Camille G. - Publié dans : Gourmandise - Communauté : Bien à Toulouse
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 18:11


Toute dépitée que j'étais par l'annulation des animations pour le nouvel an chinois à Toulouse, j'ai décrété que si c'était comme ça, je fêterais dignement la nouvelle année chinoise chez moi.
Ma première idée fut de me fournir directement chez le traiteur chinois à deux pas de chez moi.
Puis j'ai eu envie d'essayer de cuisiner moi-même des nems, certes plus vietnamiens que chinois.
J'ai aussi préparé du riz cantonais, rien de bien compliqué : du riz du Vietnam (le basmati serait trop parfumé, le riz long normal trop sec, et le riz thaï, trop farineux à mon goût), un oeuf en omelette coupé en petits cubes, du jambon en petits dés, et des petits pois. J'ai même fait le dessert, un flan à la noix de coco au micro-ondes, mais la recette n'était pas assez sucrée... Je réessaierai !
En revanche, je ne suis pas mécontente de ma farce pour les nems. Même si certains ont connu une fin tragique (éventrés pour cause de pâte fine et fragile, ou parce que ces petits farceurs se collent les uns aux autres et qu'il est difficile de les détacher sans les déchirer), et s'il eût mieux valu utiliser un bain de friture pour qu'ils soient uniformément dorés, le résultat n'était pas mauvais du tout.
Il m'a fallu une bonne heure pour les préparer, et la cuisson est assez longue. Prenez-vous y à l'avance !

Pour 8 nems, j'ai utilisé :


- Une cuillère à café de gingembre
- Une carotte
- Une cuillère à soupe de sauce soja
- 30g de vermicelles de soja
- 8 galettes de riz
- 1 petit oignon
- Une petite poignée de champignons noirs séchés
- 3 cuillères à soupe de pousses de soja en bocal, mais j'ai oublié de les mettre sur la photo ^^'
- 200g de viande de porc hachée

Suggestions de variantes : vous pouvez ajouter de la coriandre ou remplacer le porc par des miettes de crabe.


Faire tremper les champignons une vingtaine de minutes dans de l'eau tiède, puis rincez-les à l'eau froide et essorez-les bien.


Comme vous pouvez le constater, nos amis les champignons ont considérablement augmenté en volume. C'est pour ça qu'on va les hacher menu.


Faire bouillir de l'eau dans une casserole. Y plonger les vermicelles, couper le feu, les laisser cuire 4 minutes. Rincer à l'eau froide, égoutter, hacher les vermicelles. Pour éviter d'y passer votre journée, tailler dans le tas avec des ciseaux !


Eplucher la carotte et la couper en petits batonnets, les plus petits possible. Le plus simple, c'est de raper la carotte avec un couteau économe et de retailler les épluchures ensuite.


Hacher l'oignon et les pousses de soja.

Mélanger le tout dans un grand saladier avec la viande de porc, assaisonner avec le gingembre et une cuillère à soupe de sauce soja, faire revenir quelques minutes à la poële.

Dans une assiette, tremper les feuilles de riz une par une dans un peu d'eau à laquelle vous aurez ajouté quelques gouttes de sauce soja.
Puis déposer environ deux cuillères à soupe de farce au milieu du nem, replier les bords au centre, puis rouler le tout.
Comme la feuille est mouillée, cela devrer coller tout seul ! Ici, vous trouverez des photos qui vous le montreront mieux que moi... Et une recette de nem à la banane et au chocolat qui m'a l'air délicieuse !

Tadam !


Vous n'avez plus qu'à faire frire vos nems avec un peu d'huile !


Sur votre droite, un prototype un peu trop cuit. Ben comme ça au moins, l'était croustillant v_v


Par Camille G. - Publié dans : Gourmandise - Communauté : Saveurs gourmandes
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Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /2009 14:35
Je vous ai déjà parlé du livre de recettes japonaises que m'avait offert Canarovore pour mon anniversaire. Il se trouve que ce n'est pas le seul que j'ai reçu pour l'occasion, comme quoi il n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd que je m'étais mise à la cuisine. Par ailleurs, j'avais déjà acheté quelques bouquins moi-même, avec la ferme intention de me servir de Canarovore comme cobaye pour améliorer mon peu de technique. Pour vous rassurer, il s'en plaint rarement, ce qui peut signifier :

a) Qu'il a l'estomac solide
b) Que je ne suis pas si mauvaise que ça
c) Qu'il est poli et bien élevé
d) La réponse d.

Il n'empêche, quel que soit mon niveau réel en cuisine, que je me sentais tout à fait concernée par le titre de celui-ci : "Tout ce que votre mère aurait dû vous apprendre en cuisine" (12€90 aux éditions Marabout). Mon deuxième prénom étant Calamity, ma mère maintenait un périmètre de sécurité autour d'elle quand elle mettait la main à la pâte.
Et puis sa couverture au style rétro est du plus bel effet sur mes étagères.


En l'achetant, j'espérais un équivalent du célèbre Je sais cuisiner de Ginette Mathiot. Maaaaaaais si, vous l'avez forcément vu dans une cuisine ou une autre, avec sa couverture d'un très beau jaune en ce qui concerne l'exemplaire tout corné de ma Génitrice, que je regrette énormément de ne pas avoir trouvée sur internet (c'était d'un kitsch sans nom, même à l'époque où ma mère n'avait pas encore pour devise "heureusement il y a Findus", c'est dire si ça date).
Et cela y ressemble, avec moult définitions des termes culinaires, description des ingrédients, et schéma expliquant quel morceau de boeuf est le plus tendre. Les recettes y sont cependant très courtes : l'objet essentiel de ce livre, c'est avant tout de vous apprendre à distinguer les tomates POUR votre recette, pas de vous donner la recette elle-même.
Autre particularité, les noms des auteurs ne sonnent pas très français. Il n'est donc pas étonnant d'y trouver la recette du Flummery (que je pourrais vous dire ce que c'est, mais ce serait plus drôle que vous cherchiez tout seuls), mais aussi des tamarillos pochés (itou) ou du satay au poulet.
Bref, indispensable, à condition de posséder également un livre aux recettes plus détaillées.

Parlons à présent de Russie, la cuisine de ma mère (Pavel Spiridonov aux éditions Minerva), qui, donc, m'a été offert par deux amies (vous comprendrez donc que je ne mentionne pas le prix, mais nul doute que vous le trouverez facilement en ligne) dont l'une est passionnée de cuisine de longue date.


C'est un très gros livre, illustré de très belles photographies non seulement des plats, mais aussi de Saint Pétersbourg (ville sur laquelle je fantasme depuis de longues années). Ici, la cuisine est prétexte à l'évocation de souvenirs de l'auteur : c'est à la fois très convivial et très instructif, puisqu'on apprend beaucoup sur la culture russe au travers de leur gastronomie. C'est également très complet, avec des recettes de l'entrée au dessert, en passant par... La boisson ! Pour fabriquer soi-même un authentique kvas russe !

Et pour finir, mon chouchou... Cuisine pour étudiants fauchés et pressés ! (9,50€ aux éditions Milan)


Je n'ai qu'un seul reproche à lui faire : l'absence totale de photos représentant les plats. Elles sont cependant remplacées par des illustrations amusantes et très colorées. Le livre tout entier est imprégné d'humour, les recettes sont simples, rapides, on en trouve aussi bien des originales et exotiques que les grands classiques, et tous mes tests ont été plutôt concluants.
Par Camille G. - Publié dans : Gourmandise - Communauté : Saveurs gourmandes
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