Vendredi 1 janvier 2010
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20:43
Cette fois, pour ne pas être au courant, il fallait se donner de la peine.
Non, pas cuver mon champagne !
Ne pas allumer mon ordinateur.
Donc j'ai failli.
Et quitte à commencer l'année en bon mouton de Panurge, autant ne pas faire les choses à moitié : j'ai apporté ma pierre à l'édifice.
J'ai souhaité bonne année à tous les inconnus que je connaissais sur les réseaux sociaux jusqu'aux plus confidentiels que j'ai trouvés.
J'ai envoyé des dizaines de SMS à tous ceux qui pouvaient espérer échapper à mon e-mailing de masse. Y compris à deux ou trois personnes que je soupçonne de me détester, sans signer, évidemment.
Il ne restait plus que vous (je garde toujours le meilleur pour la fin).
- Couper son portable pour ne pas recevoir une quinzaine de SMS, dont deux venant de la même personne qui, de toute évidence, a un peu trop picolé cette nuit, et quatre d'expéditeur inconnu. Vous avez beau chercher, vous ne voyez pas qui est assez détestable pour que vous l'ayiez supprimé de votre répertoire et assez pathétique pour vous souhaiter QUAND MÊME une bonne année 2010, alors que vous êtes un être sans pitié qui lui a certainement signifié de façon beaucoup plus directe votre mépris.
- Refuser plusieurs plans de beuveries soirées entre amis à Toulouse, Lille ou Paris pour vous enterrer chez vos parents et regarder de vieux Disneys sur M6 - pas jusqu'au bout, il ne faudrait pas qu'ils nous fassent le coup du compte à rebours.
- Aller vous coucher avant minuit, et somnoler béatement (ôtez-vous cette idée de la tête, votre dévouée blogueuse ne ronfle pas. A l'exception d'une fâcheuse tendance à gigoter, de rêves un tantinet tordus et de quelques crises de somnambulisme, je ne suis absolument pas gênante quand je dors.) comme si on n'était pas passé à une nouvelle décennie dans la nuit.
- Et surtout, ne pas allumer votre ordinateur pour échapper à toutes les tentatives plus ou moins abouties des blogueurs pour présenter à leur bien-aimé lectorat des voeux originaux, allant du simple "Bonne année" au choix radical de ne pas vous le souhaiter du tout, histoire de faire croire que leur vie sociale est bien trop chargée pour leur en laisser le temps alors qu'ils cuvent simplement leur champagne de la veille, la tête dans la cuvette en déshabillé de satin avec un roman russe, tout en grignotant des macarons.
Non, pas cuver mon champagne !
Ne pas allumer mon ordinateur.
Donc j'ai failli.
Et quitte à commencer l'année en bon mouton de Panurge, autant ne pas faire les choses à moitié : j'ai apporté ma pierre à l'édifice.
J'ai souhaité bonne année à tous les inconnus que je connaissais sur les réseaux sociaux jusqu'aux plus confidentiels que j'ai trouvés.
J'ai envoyé des dizaines de SMS à tous ceux qui pouvaient espérer échapper à mon e-mailing de masse. Y compris à deux ou trois personnes que je soupçonne de me détester, sans signer, évidemment.
Il ne restait plus que vous (je garde toujours le meilleur pour la fin).
Bonne année !
Soyez curieux, ne soyez surtout pas sérieux (la vie l'est bien assez sans qu'on ait à en rajouter), et surtout soyez heureux !
Soyez curieux, ne soyez surtout pas sérieux (la vie l'est bien assez sans qu'on ait à en rajouter), et surtout soyez heureux !
Par Camille G.
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Publié dans : Divagations diverses
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