Mais qu'est-ce donc qu'une it-girl, me demanderont ceux qui n'ont jamais feuilleté le moindre magazine féminin de leur vie ?
Vous vous souvenez de l'iki, ce concept japonais cher aux geisha ? Eh bien, être "it", c'est un peu ça. Voici comment le définissait, à la base, la romancière anglaise Elinor Glyn :
"Cette qualité que possèdent certains, qui attire tous les autres avec sa force magnétique. Avec "ça" tous les hommes sont à vos pieds si vous êtes une femme - toutes les femmes si vous êtes un homme. "Ca" peut être aussi bien une qualité de l'esprit qu'une attraction physique."
C'est d'ailleurs elle qui réclama personnellement Clara pour le rôle principal dans l'adaptation cinématographique de son roman "It".
Aujourd'hui, une "it-girl", j'ai plus ou moins l'impression que ce n'est plus que la dernière jet-setteuse dont tout le monde parle, telle Agyness Deyn. Or ses fans m'excuseront, mais cette dernière est à mon goût bien loin de la féminité de Clara. N'est pas une légende qui veut !
Son enfance fut malheureuse, les rumeurs les plus folles (et souvent les plus fausses) courraient sur sa vie sentimentale (elle a notamment eu des liaisons avec John Wayne ou Gary Cooper), il sembleraient que ce soit le lot de la plupart des actrices à succès de l'époque. Mais contrairement à la majorité des actrices du cinéma muet, le passage aux films parlants n'a pas mis fin à sa carrière.
C'est sa santé mentale qui lui causa du tort : Clara fut internée pour soigner sa schizophrénie...
Mais la légende avait trouvé une nouvelle prétendante au titre de It-girl, à laquelle elle aurait voulu remettre sa couronne : non en la personne de Taylor ou de Bardot, écrit-elle à l'actrice Hedda Hopper, mais en celle de Marilyn Monroe.
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Camille Clifford et Leslie
Stiles
Portrait d'Evelyn Nesbit par Gertrude Käsebier













