Culture

Mercredi 4 novembre 2009
C'est sur l'aimable invitation de Theoma, l'organisatrice en personne, que j'ai décidé de m'inscrire au challenge Les coups de coeur de la blogosphère.


Le principe est simple : choisir parmi la liste de coups de coeur proposés par d'autres blogueurs deux livres (ou plus, mais ma PAL, comme on dit dans la blogolivre, atteint déjà des hauteurs vertigineuses) à lire avant le 30 juin, et proposer à son tour son coup de coeur.

Mon choix s'est porté sur Le libraire par Régis de Sà Moreira, et le Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guénassia (aimablement prêté par Faustine, dites merci à Faustine !).
Par une merveilleuse coïncidence, je n'ai pas encore lu d'auteurs dont les noms commencent par la lettre M ou la lettre G pour mon challenge ABC, j'en profite donc pour éjecter sans vergogne de ma liste les auteurs auxquels j'avais pensé dans un premier temps pour cumuler ces deux challenges. Et hop.

Et après longue réflexion, car Dieu sait s'il y en a, des livres qui ont fait battre mon coeur... S'il faut choisir, ce sera Les nuits blanches, de Dostoïevski. On ne présente plus l'auteur, pourtant je crois que Les nuits blanches font partie de ses oeuvres méconnues, et c'est bien dommage.

Les nuits blanches n'est ni un pavé, ni un grand roman psychologique à la russe plein de personnages torturés. Mais c'est une merveilleuse histoire d'amour, extrêmement touchante, dans le cadre somptueux et tellement romantique de Saint Pétersbourg... Que demander de plus ?
Par Camille G.
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Jeudi 17 septembre 2009
Avis aux 3 personnes qui m'ont appelée hier en respectant la loi de Murphy qui veut qu'on ne soit jamais en état de répondre lorsqu'on reçoit un coup de téléphone, hier aux alentours de 20h, j'étais au cinéma avec ma Génitrice pour profiter du dernier jour de la Rentrée du cinéma (avec place à 4€), qui tombait pile le jour de la sortie de Julie & Julia.

Au titre du film, mon frère a pressenti que c'était, je cite "un film pour les gonzesses", et décliné notre invitation. L'auteur de mes jours quant à lui, a énoncé la formule mathématique "Meryl Streep = comédie sentimentale" et tiré les mêmes conclusions que son fils.

C'est donc en tête à tête que votre dévouée bloggeuse et sa génitrice ont de concert trouvé le projectionniste mignon - et fort galant (+3) - et se sont interrogées (jelédéjavuquelquepartmaizoù) sur Robert Downey Junior, à l'affiche de Sherlock Holmes.

De concert également nous sommes-nous exclamé "Zaza Napoli !!!" à la première réplique de Meryl Streep. C'est bien simple, la voix française du personnage de Julia, c'est Michel Serrault dans la Cage aux folles.


Rien n'arrête votre dévouée bloggeuse dans sa quête de vérité, voici une vidéo de la véritable Julia Child, dans laquelle on peut constater que cette voix haut perchée n'a rien d'exagéré :


Cependant, la question de savoir s'il est approprié d'aller voir Julie et Julia en compagnie d'un membre de la gent masculine reste pour moi en suspens. Il est évident qu'aucun mâle doté d'un brin de sens de ce qu'est la virilité n'ira jamais voir ce film sans accompagnatrice. Mais si Julie & Julia ne manque pas de bons sentiments, ce n'est pas non plus une comédie romantique dégoulinante de guimauve.


Julie & Julia, film tiré d'un roman, lui-même inspiré par une histoire vraie, est avant tout un hommage à la cuisine, que dis-je, la Cuisine avec une majuscule, celle qui s'élève au rang de philosophie, d'art de vivre. C'est la cuisine qui permettra à Julie comme à Julia de trouver leurs repères dans les nouvelles villes dans lesquelles elles ont suivi leurs maris respectifs.

Bref : Julie & Julia, c'est tout en légéreté à condition de ne pas y aller le ventre vide, et vous pouvez même y amener un mâle, dans l'espoir qu'il s'inspire des maris des héroïnes, parce que des comme ça, il n'y en a qu'au cinéma, ou bien on me les cache (et c'est pas sympa).



Bonus : On ne se refait pas, la première chose que j'ai faite ce matin a été de chercher titres et interprètes des chansons qui m'ont plu dans le film. Et comme je vous aime, je vous épargne la peine de chercher ! (je vous gâte trop)

Stop the train - Henry Wolfe
Par Camille G.
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Mercredi 26 août 2009
Sur la brillante idée de Faustine, je suis allée hier soir voir Victoria, les jeunes années d'une reine (en VO, The young Victoria) en compagnie de son amie Nono.
Il se trouve qu'elle et moi partageons des préférences musicales (sauf que ses goûts à elle sont plus éclectiques que les miens puisqu'ils incluent des chanteurs français), et apparemment, un attrait tout particulier pour les films emplis de valses, de princesses romanesques et de beaux jeunes hommes aux cheveux savamment disciplinés vêtus de pantalons à carreaux taille haute du plus bel effet.

C'est donc fort aise que je me suis rendue avec Nono à l'Utopia de Tournefeuille.
L'endroit me plait beaucoup. Mais venons-en au film : la bande annonce ne lui rend pas justice. Nono et moi l'avons adoré de concert.

Je me dois de vous avertir : le film est centré essentiellement sur l'intrigue sentimentale. Emily Blunt, qui joue la jeune reine Victoria, est absolument charmante, et Rupert Friend est craquant. En grande amatrice d'amour dégoulinant, mon petit coeur de guimauve a fondu devant les belles déclarations du bel Albert.


Nono a décrété, je cite : "je crois que la demande en mariage a détrôné Sissi dans mon palmarès des scènes les plus romantiques". Moi, je dis qu'entre Franz et Albert, il n'y a pas photo : c'est la petite mèche folle juste quand il faut qui fait tout.

A gauche, pour les incultes et ceux qui ont passé les 22 derniers Noëls au Népal, Sissi et Franz-le-gominé. A droite, la fameuse scène. La mèche qui tue est de l'autre côté. (hiiiiiiii, la mèèèèèèèche ! La mèèèèèèche, vous dis-je !)

Visuellement, c'est magnifique, et les costumes, et les décors (si le film n'a pas été tourné à Buckingham Palace, de véritables palais anglais ont été utilisés pour recréer les somptueuses salles dans lesquelles les personnages évoluent).
Et je ne vous parle même pas de la musique... Mais ayant naturellement un gros faible pour les valses, je crains de ne pas être objective.

Sur le principe, ça a l'air relativement proche d'Elizabeth, mais à vrai dire, ce n'est pas comparable. Elizabeth, le premier du moins, évoquait bien davantage les intrigues politiques et avait un côté plus sombre. Mais quoi qu'il en soit, les deux films rendent ces deux grandes reines extrêmement attachantes et donnent envie de se plonger illico dans une biographie pour vérifier le degré de fidélité à l'histoire (oh mon dieu... Deviendrais-je royaliste ? Même pas des français, en plus...)

Je vous invite vivement à parcourir le site du film, où vous pourrez apprendre les pas de la valse (ressource absolument indispensable de nos jours) et vérifier que oui, le roi William est bien joué par le même acteur que celui qui incarne Horace Slughorn dans Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé. Puis découvrir qu'il était aussi le papa de Bridget Jones, ce qui explique déjà mieux pourquoi j'ai passé la moitié du film à me dire que son visage m'était incroyablement familier.


Donc, Elizabeth - Victoria, je dirais un partout.
Albert versus Franz, avantage Albert.
Mais alors dilemne : et entre Rupert Friend et Joseph Fiennes, hein ? Non, c'est trop dur.

Je pourrais aussi vous parler du chien dans le film, mais je vais m'arrêter là avant que vous ne me preniez pour plus cinglée que je ne suis. Ce qui est déjà pas mal.

Post Bloggum : J'ai vu Numéro 9, aussi, mais je serai nettement moins bavarde à son sujet puisque j'ai passé tout le film à sursauter. Mais la musique -géniale- est signée Danny Elfman, ce qui valait bien le déplacement. M'enfin, sans les gosses, si vous en avez.
Par Camille G.
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Jeudi 20 août 2009
Aujourd'hui lecteurs, votre dévouée bloggeuse a profité d'une journée de congé exceptionnelle et imprévue pour s'en aller d'un pas guilleret récupérer le livre qu'elle avait commandé chez The English Bookshop.

Elle s'en revint avec un sac en papier vivre livre qui l'enchanta. Il fallait évidemment qu'elle le partageât sur le champ avec son lectorat adoré, parmi lequel elle sait qu'il figure des amoureux des livres et des librairies (Faustine, si tu te sens concerné, ce n'est pas un hasard )

Par Camille G.
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Mercredi 22 avril 2009
Ce n'est pas un secret pour ceux qui suivent mon Tumblelog et qui ont déjà été inondés d'images, j'ai adoré le film Elizabeth, avec Shekhar Kapur à la réalisation.

Entre le film historique et la romance, c'est, d'après les biographies d'Elizabeth Ire que j'ai pu confronter à l'intrigue, une retranscription relativement fidèle des premières années de son règne. Le souci du détail est particulièrement poussé en ce qui concerne les costumes : la scène du couronnement, notamment, est frappante dans sa ressemblance avec le portrait d'Elizabeth qui en avait été fait à l'époque.


Cate Blanchett dans le rôle d'Elizabeth

Pour ceux d'entre vous qui sont un tantinet chauvins, le casting du film comprend nombre d'acteurs français auxquels on a attribué des rôles quelque peu... Surprenants. Certes, Fanny Ardant incarne parfaitement l'intrigante Marie de Guise, mais l'accent du Sud d'Eric Cantona détonne un peu avec son personnage de très sérieux diplomate... Et que dire de Vincent Cassel en robe et perruque !

L'accent est mis sur l'histoire d'amour impossible entre Robert Dudley et la Reine, qui sacrifiera son amour à son devoir de souveraine. S'il en est parmi vous qui n'ont pas très bien compris la curieuse histoire de la femme de Robert Dudley, en quoi son père était un traître (c'est éludé rapidement dans le film), ou qui aimeraient savoir jusqu'à quel degré le film est fidèle à ce que l'on sait des relations d'Elizabeth et du Comte de Leicester, voire les trois à la fois, comme moi, je vous encourage vivement à suivre ce lien, c'est passionnant pour peu que l'on prenne la peine de lire un long pavé rédigé dans un anglais très compréhensible.
Enfin, Robert Dudley est interprété par Joseph Fiennes, ce qui, à mes yeux, est un argument qui à lui seul vaut bien la peine que vous voyez ce film.



* A ce point de la narration, l'auteur de ces lignes réfrène difficilement une réaction hystérique d'adolescente attardée qui se résume à peu près en ces termes : "Hiiiiiiiiii, Joseeeeph je t'aiiiiiiiimeeeuh !!!" >o< *

Sur ce, je vais plonger ma tête dans un seau d'eau froide et vous salue bien bas.


Par Camille G.
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