Tant qu'il y aura des blogs

Mercredi 11 novembre 2009
Diantre, on croirait le titre d'un roman posthume de Jane Austen.
Je me demande si cette bonne vieille Jane pestait elle aussi contre les importuns qui la sollicitaient constamment pour dépenser un argent qu'elle n'avait pas.
Elle au moins ne devait pas trouver 6 appels en absence sur son répondeur à chacun de ses retours de promenade dans la campagne anglaise.

Moi, si.
Tous en numéro masqué, c'est à dire évidemment des appels publicitaires, du genre mon concessionnaire Renault alors que je n'ai pas le permis.
Ma politique jusqu'à présent, c'était de laisser sonner si le numéro était masqué. Après tout, si c'est vraiment important, on me laissera un message.

Je vous ai dit 100 fois (il faudrait d'ailleurs que j'arrête, ça vire à l'obsession) que je ne supportais pas mes voisins, que mon immeuble était mal isolé, tout ça... J'aimerais simplement qu'on me foute la paix, chez moi, ce qui me semble légitime au prix du loyer.

Hier, je suis arrivée à mon point maximal d'exaspération.
J'ai eu une révélation au bout de l'énième "Camille, a-ccé-lère !" ou encore du centième "Camille, de l'énergie !!!" de mon prof de tennis. Je jouais mal parce que je n'étais pas d'humeur. Du coup, je subissais. Comme je subis un peu tout ce qui se passe dans ma vie depuis deux semaines.

Il fallait que je me secoue.
Je peux être très bête, quand je suis en colère. Mais alors, très.

Je suis rentrée du tennis et j'ai reçu un septième appel. C'est malheureusement pour elle une pauvre femme employée par Niouf / SFR qui a payé pour les autres.
Elle m'a dit que les 6 autres appels, ce n'était pas elle.
J'ai répondu que je ne risquais pas de le savoir, vu que les numéros étaient masqués.
Elle m'a dit que ça, c'était la volonté des grandes entreprises, et que ni elle, ni moi ne pouvions rien y changer.
J'aurais voulu répondre : "si, je peux demander à ce qu'on retire mon numéro de vos listes, c'est la loi !", mais je n'ai pas eu le temps, parce que cette brave dame a poliment, mais rapidement, mis fin à la conversation (constatant avec une certaine sagesse qu'elle n'arriverait sans doute à rien avec la harpie à l'autre bout du fil).

Le pire, c'est qu'après j'ai culpabilisé. Il faut croire qu'ils n'ont pas la rancune tenace chez Niouf, puisqu'ils ne m'ont pas coupé l'accès à internet.

D'où il découle une réflexion sur la pertinence de la publicité et le degré d'intrusion de la communication, d'autant plus nécessaire que c'est plus ou moins le métier vers lequel je m'oriente.

En tant que blogueuse, je reçois souvent un certain nombre de propositions qui consistent à me demander de faire de la publicité pour tel ou tel produit, ou tel ou tel événement. Il est rare que j'accepte. A ce jour, j'ai seulement accepté un échange de lien. En tant qu'étudiante en sciences de la communication, j'ai un point de vue critique sur ce que je reçois. Plus d'une fois, j'ai trouvé qu'on prenait vraiment les blogueurs pour des ânes, et qu'on négligeait avec eux les bases les plus élémentaires de la communication.

J'ai reçu il y a peu de temps la première campagne intelligente qu'on m'ait jamais adressé en plus de 5 ans de blogging. J'ai eu envie de parler, si ce n'est du produit, au moins de la campagne, et ce sans même qu'on me le demande explicitement. Je me suis demandé pourquoi. C'est en fait très simple :

1° La campagne était ciblée. VRAIMENT ciblée. Pas du genre "on vous a personnellement sélectionnée" alors qu'en fait, le message a été envoyé à toutes les blogueuses sous prétexte que femme = mode, alors que beaucoup parlent de choses bien différentes.
La campagne en question concerne un produit d'entretien des lentilles de contact. C'est effectivement mieux de l'envoyer à une taupe dans mon genre, qu'à un pilote de chasse.

2° Les messages étaient personnalisés. Et personnalisés INTELLIGEMMENT. Je ne m'attends pas à ce qu'on me contacte en ayant lu mon blog in extenso... Mais qu'on ait au moins fait un minimum attention au contenu de mon blog. Dans le mail qu'on m'a envoyé dans un premier temps pour me présenter la vidéo avec teaser qui devait me donner envie de donner mon adresse postale pour connaître la suite, aussi bien que dans la lettre qui accompagnait le colis qu'on m'a adressé ensuite, se trouvaient de petites allusions à mes derniers billets.

3° A aucun moment on n'a fait pression sur moi pour que j'écrive un billet sur le produit, et encore moins pour que le contenu dudit billet soit forcément positif.

Et pourtant, ça marche (la preuve). ENFIN une campagne faite pour les blogueurs, avec un minimum de respect et de réflexion ! Et au passage, ils ont récupéré mon adresse postale... Qui j'imagine sera ajoutée directement à leur base de données !
Bref, je ne sais pas à quelle agence Alcon a confié sa mission Opti-Free replenish, mais ils ont tout compris !
Par Camille G.
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Mardi 29 septembre 2009
Ami lecteur, je me tâte. Vais-je, ou ne vais-je point, changer de blog ?

Comme dirait ma Génitrice (fraîchement convertie aux Gilmore Girls, je recommande si vous souhaitez améliorer vos relations avec la vôtre), une liste de pour et de contre s'impose (ici, lecteur, je m'interroge : l'expression se met-elle au pluriel, avec un S à pour et un S à contre ?).

Pour

- Pour une fois, j'ai un titre de blog ET un pseudo sans mon prénom dedans, un tant soit peu original et  pas imprononçable.
- J'ai de bons souvenirs avec ce blog, mais pour tout vous dire j'en ai surtout aussi de très mauvais.
En plus je suis le genre de cinglée personne qui croit sérieusement qu'il y a un feeling entre les personnes et les objets, et même entre les villes et les personnes. En ce moment par exemple, je cherche un nouveau collier fétiche parce que je suis en froid avec mon pendentif.
Et je suis persuadée que Toulouse ne m'aime plus et que Paris me fait les yeux doux.
Si.
Alors vous imaginez la connexion qu'il y a forcément avec un blog. (le premier qui dit que je suis cinglée, ben je change de blog rien que pour l'embêter !)

Contre

- Ce blog est à son apogée pour ce qui est de son référencement, et je n'ai pas spécialement envie de recommencer à zéro.
- J'ai certes les capacités techniques de monter quelque chose de visuellement sympa, mais absolument pas le temps de le faire
- Personnellement, je râle beaucoup dès que tel blogueur change de blog, parce que c'est teeeeeeeellement pénible de faire un copier-coller pour mettre à jour mon agrégateur... Je me mets à votre place, et je me dis que si j'étais vous, je serais agacée au plus haut point (mais je continuerais à me suivre quand même, évidemment).

Le rapport entre ces questionnements et le titre ? Aucun, mais je me devais de vous divulguer ce mantra essentiel : les chamallows sont vos meilleurs amis. Les moutons vous aiment aussi.

Là-dessus je vous laisse, il faut que je fasse ménage et devoirs avant d'aller dîner chez mon voisin. Non, pas le cinglé d'au dessus, celui d'à côté, qui a un don pour venir taper à ma porte accompagné d'un de ses copains quand il y a des sous-vêtements échoués un peu partout dans mon appart et que j'ai un masque verdâtre sur le visage (non lecteur, mon teint de rose n'est pas uniquement le fruit de la génétique. Je préfère que vous l'appreniez par moi.)

Si vous n'avez pas de nouvelles de moi sur Twitter, Facebook ou dans la vie demain, c'est qu'en fait il n'était pas plus normal que le cinglé d'au dessus.


Non, cette chanson n'a pas grand chose à voir non plus, mais je l'aime d'amour au point de l'écouter en boucle (Grant Lee Phillips est en bonne voie pour entrer dans mon Panthéon Musical). Il n'y a pas de raison que Pamela soit la seule à en souffrir.
Par Camille G.
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Samedi 29 août 2009
Question qui m'est posée assez fréquemment, du moins par les gens qui n'ont pas décrété d'office que cela ne servait à rien.

Il se trouve qu'au départ, je pensais comme eux. Plus exactement, je ne voyais pas la valeur ajoutée de Twitter, par rapport à ce qui existait déjà. Puis, stage oblige, je me suis penchée sur la question. Non seulement cela a fini par m'intéresser, mais encore je me suis prise au jeu. J'ai notamment beaucoup appris d'un rapport du chargé des nouvelles technologies au gouvernement britannique.

On y trouve une véritable stratégie pour Twitter, que j'ai trouvé applicable non seulement aux administrations et au personnel politique, mais aussi aux entreprises ou même aux particuliers (blogueurs ou pas), mais aussi une évocation des avantages et des risques (car il y en a) liés à Twitter, et quelques statistiques sur la chose.

De ce rapport, de ma propre expérience (professionnelle et personnelle) et de mes réflexions sur le sujet, j'ai tiré un pavé assez conséquent que je m'apprête à partager avec vous en plusieurs parties. La première bien sûr, répondra donc à cette fameuse question...

Twitter, pourquoi faire ?

 

Source : Twitter nonsense

 

- Les utilisateurs sont de plus en plus nombreux

 

- L'investissement de votre part est moindre : c'est gratuit, et parce que c'est limité en nombre de caractères, cela vous coûte peu de temps


- Twitter permet de toucher des "influenceurs" clé tels que les journalistes et les bloggeurs

 

- Permet de donner une voix humaine à l'administration ou à l'entreprise, avec le feedback des followers, suscité ou non, positif ou négatif. Il suffit d'y répondre pour montrer que l'administration ou l'entreprise prend en compte les besoins du public de façon personnalisée

 

- Permet d'augmenter sa visibilité. Notamment via les retweets. Si vous ne savez pas ce qu'est un retweet, rassurez-vous, le lexique franco-twitter arrive dans un prochain billet !

 

- Permet d'augmenter sa crédibilité grâce à l'instantanéité des réactions, vous réagissez à chaud à ce qu'on vous demande, ce qui vous est reproché

 

- Fournit un moyen au public de chercher de l'aide, d'apporter ses idées et ses critiques avec moins de barrières que l'administration classique. Grâce à la qualité des réponses directes @twitter, on suppose un impact de ce feedback sur l'administration qui peut améliorer ses services :

 

1° il faut dans ce cas que le feedback soit pris en compte par l'administration, ça semble évident.

 

2° Le gain pour l'admin peut notamment être en terme de temps : les problèmes des usagers réglés sur twitter sont des problèmes en moins à gérer au téléphone, ou durant la visite de l'usager directement à l'établissement concerné. C'est donc aussi un gain de temps pour l'usager qui évite un déplacement

 

- Fournit aux usagers un moyen de suivre un fil d'information par le simple fait d'être sur twitter.

 

1° encore faut-il des mises à jour régulières.

 

2° jusqu'à présent, je pensais que les moyens de suivre les mises à jour d'un site étaient déjà bien nombreux, assez simples et suffisants (newsletters, flux RSS...). Cela dit, twitter sera peut-être un des meilleurs supports pour développer l'internet mobile, par son format court et donc déjà adapté au support. Ce n'est pas le cas de tous les sites. Cela marche extrêmement bien aux Etats-Unis, grâce à la gratuité des SMS... Ce qui n'est pas encore gagné en France.

 

- Peut permettre de fournir une couverture live d'un événement (vous êtes dans un salon professionnel, une exposition, une soirée : un sms depuis votre téléphone portable, et vos followers savent tout ce qui se passe dans la minute !)


- Permet de prendre conscience de ce qui peut créer un buzz, de mesurer les tendances sur le web... Et compte tenu du nombre de caractères réduit, le buzz naît et se répand vite !

 

- Génère du trafic vers d'autres sites, via les liens que vous diffusez sur twitter

 

- Pour une entreprise, petite ou grande : Twitter peut vous permettre d'attirer des clients ou de provoquer des achats en leur proposant des promotions exclusives, par exemple

Par Camille G.
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Lundi 3 août 2009
C'est joli, comme mot, miscellanée, non ?

Lecteur, je suis débordée, comme d'habitude mais en pire. J'ai toujours autant de boulot et mes éternels problèmes de voisinages à gérer, auxquels s'ajoutent une vie sociale plus animée que d'ordinaire et quelques soucis bassement matériels. La fatigue commence qui plus est à avoir raison de la bonne humeur avec laquelle j'essaie de faire face à tout cela. Mais après tout, je l'ai bien cherché.

M'est avis qu'en ces temps de vacances, mes absences passeront assez inaperçues. Soit vous êtes trop occupés à parfaire votre bronzage, soit, comme moi, vous avez fort à faire parce qu'il ne reste plus que vous au boulot quand tout le monde est en congés.

Under Pressure - David Bowie & Queen :


(en plein dans ma période David Bowie. Je trouve particulièrement dommage qu'ils n'aient pas fait un clip réunissant les légendes Bowie/Queen)

Je profite tout de même d'une pause post-déjeuner pour vous écrire quelques mots. Ma matinée a été intégralement occupée par la résolution d'un problème avec les vélouses. Fort heureusement, je ne sais pas exactement qui est en charge du service clients, sans doute la mairie, mais le tout s'est réglé assez efficacement. J'espère qu'il n'y aura pas d'épisode 2, mais je suis pour l'instant sacrément soulagée.

A part ça, je découvre les joies de Twitter. Pour être honnête avec vous, j'ai un compte Twitter depuis bien longtemps, mais je n'y avais jamais vraiment trouvé d'intérêt, jusqu'à ce que j'en fasse une utilisation "professionnelle". J'apprends plein de choses, dont je vous ferai peut-être part si cela vous intéresse. Ce dont on va bien se rendre compte au nombre de réponses que je recevrai à la requête suivante : je voudrais organiser un follow friday toulousain sur Twitter, histoire de prouver que si, il y a des Twitteurs toulousains.

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe du follow friday, l'appelation est assez transparente : il s'agit de poster, le vendredi, une série de liens vers des comptes twitter à suivre. Si vous connaissez des twitteurs toulousains, indiquez-les moi ! Et n'hésitez pas à re-tweetter par la suite ! (le code pour un retweet, c'est "RT @nomdutwitter" et on copie colle le tweet !)


Je vous laisse, il me faut retourner à l'assaut du Capitole, remplir diverses formalités.

Petit Scarabée, la leçon du jour m'est venue de l'expérience acquise au long d'un chemin pavé d'embûches : face aux tourments, aux vigiles obtus et aux bureaucrates impérturbables, ton calme et ta patience te seront d'une plus grande utilité que la colère et le stress.


Médite là-dessus, petit scarabée.
Par Camille G.
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Mercredi 15 juillet 2009
Votre dévouée bloggeuse s'interroge : ce blog sera-t-il désormais réservé aux adultes, de par la récurrence du mot vagin ? (ce qui tendrait à prouver que l'auteur a raison, même le mot est tabou)

Oh, ne riez pas, après tout, je suis hébergée chez Overblog, ce qui, selon Skyrock, fait déjà de ce blog un endroit potentiellement subversif.

C'est l'hôpital qui se fout de la charité. D'où il découle qu'aucun Skyblog n'aura techniquement la possibilité de faire un lien vers Sijavaisu, en attendant que tous les contenus pornographiques d'Overblog soient regroupés sous un même nom de domaine.

A ma connaissance, il existait pourtant déjà une catégorie adultes dans Overblog, qui impliquait l'ouverture d'un message d'avertissement à l'ouverture des blogs concernés. C'était pour moi un compromis suffisant, qui mettait le rédacteur du blog aussi bien que le lecteur (ou ses parents) devant leurs responsabilités. Si on pousse la logique de Skyrock jusqu'au bout, les liens en général devraient être interdits : qui contrôle le contenu des publicités qui s'affichent en pop-up sur la plupart des sites, avec des filles vulgaires et dévêtues dans des positions suggestives, voire des vidéos avec le son et tout ce qu'il faut pour vous donner envie de vomir ?

C'était la minute "j'aime les blogs et j'ai pas décidé d'arrêter d'en parler". Merci de votre attention.

Source des informations : Ecrans
Par Camille G.
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