Mardi 26 mai 2009
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Mais qui est Bernard Quiriny, me demanderez-vous ? Eh bien, pour être honnête, je ne le savais pas mieux que vous avant d'être tombée sur un recueil de ses nouvelles à la bibliothèque.
Bernard Quiriny, donc, est belge
(mais Amélie Nothomb est un précédent plus que suffisant à mes yeux pour croire que ce n'est pas un obstacle à la fonction d'écrivain) et a écrit pour les
magazines
Chronic' Art et
Epok. Il court sur lui une rumeur, qu'il a apparemment
démentie, selon laquelle il serait la
Vipère littéraire (la Gossip Girl des écrivains, si vous me permettez la comparaison).
Et Bernard Quiriny, donc, est l'auteur de
L'angoisse de la première phrase, qui nous intéresse aujourd'hui.
Ce qui m'avait attirée, c'était le titre. Toute personne ayant écrit au moins une rédaction à l'école a connu l'épineux problème de la phrase de départ, celle à partir de laquelle tout le reste
semble découler facilement. Pour un journaliste, c'est un enjeu encore plus crucial : Françoise Giroud disait qu'il ne servait à rien d'avoir du talent à la 5ème ligne, si le lecteur ne dépasse pas
la troisième. Le nouvelliste est un peu dans la même situation :
sur un format aussi court, il est urgent d'avoir du génie.
C'était ce genre de considérations littéraires que je m'attendais à trouver dans ce petit livre. Au lieu de quoi, il s'agissait de très courtes nouvelles
entre le fantastique et l'absurde :
Karl Marx sur un bateau, un
passe-muraille sorti du mur dans lequel il était piégé à une époque qui n'est plus la sienne, un
musée des lamentations ou une
entreprise qui
vend du mensonge...
Or l'absurde, j'ai franchement du mal, et ici le fantastique est loin d'être magique. Et puis les idées sont originales, mais mal exploitées. Mon avis tient en 3 lettres :
bof.
Post-Bloggum : pour ceux qui commenceraient à se lasser sérieusement de mes critiques littéraires, rassurez-vous, demain je mets un peu le nez
dehors, ce qui devrait alimenter ce blog de façon plus variée.