Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 22:34

Lecteur cher, j'ai décidé de ne pas attendre que mon blog soit parfait pour le montrer, sans quoi, mon côté chiante perfectionniste risque de repousser la révélation aux calendes grecques.

 

Donc si vous allez sur Ce crétin de subconscient, vous tomberez non pas sur le blog tout en Spip que j'avais monté de mes blanches mains (parce qu'en fait, je trouvais cela contraignant à mettre à jour au quotidien), mais sur un blog Wordpress dont le design, pour une fois, est tout en sobriété. Comme quoi, en 6 ans de blogging (et cela ne nous rajeunit pas, surtout vous, d'ailleurs), j'ai mûri.

 

Pourvu que cela dure un peu, avant que j'y colle des gifs kawaii clignotants partout (et le pire, c'est que ce n'est pas ironique).

 

Même qu'il y aura un billet sur Sita sings the blues dessus.

 

J'espère que vous vous y sentirez rapidement chez vous - moi en tout cas, je me sentais aussi peu à ma place sur Sijavaisu désormais qu'un serpent dans sa mue (tous en choeur pour la moue de dégoût : bwêk).

 

Et pour finir lecteurs tendrement chéris, si vous êtes blogueurs, vous pouvez m'aider à avancer dans mon mémoire en répondant à ce petit questionnaire...

Si vous n'êtes pas blogueurs, vous pourrez m'aider aussi très bientôt, mais c'est une autre histoire à suivre sur Ce crétin de subconscient !

 

Votre dévouée blogueuse,

Camille G.

 

Par Camille G. - Publié dans : Tant qu'il y aura des blogs - Communauté : L'acte d'écrire
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 13:56
Mon rythme de lecture pâtit lui aussi de mon manque de temps.
C'est donc à la vitesse de deux pages par pause déjeuner que j'ai lu Eté, pourtant tout petit roman d'Edith Wharton.

edith-wharton.jpg

La quatrième de couverture vous apprendra qu'Emma Bovary était le roman préféré de l'auteur, une Américaine installée en France au XXème siècle. Ce qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille : j'ai détesté la Bovary.

Personnellement, j'ai surtout fait le lien avec une autre Emma : celle de Jane Austen, et souvenez-vous, je n'en raffolais pas non plus.

Charity, l'héroïne d'Edith Wharton, est une jeune femme ingrate, sans culture, certes pas sans caractère, mais il est mauvais. Elle vit avec son tuteur qu'elle méprise, dans une petite ville qu'elle exècre, et elle tombe amoureuse d'un jeune homme banal.

La suite est on ne peut plus prévisible : les rebondissements qu'on aurait pu attendre de la mystérieuse origine de Charity (la fameuse communauté vivant à "la Montagne", qui amenait pourtant un suspense accrocheur au début du livre), ou le soi-disant caractère sulfureux du livre pour son époque, retombent comme un soufflé dont les 15 premières minutes de cuisson auraient été perturbées par l'ouverture de la porte du four (oui, aujourd'hui j'ai la métaphore gastronomique).

Dommage. Parce que le style est fluide, agréable, sans trop de fioritures. Suffisamment pour me persuader de donner une deuxième chance à Edith Wharton. A ma prochaine pause déjeuner, peut-être.
Par Camille G. - Publié dans : Culture
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 23:16
Quelqu'un m'a demandé quel était mon but dans la vie.

C'est sans doute la meilleure question qu'on m'a posée depuis que j'ai ouvert un formspring.

Je suis sûre que vous l'appréciez aussi, puisqu'elle m'inspire un billet et que je n'en ai pas pondu depuis des temps immémoriaux.

Que vous croyez.

Parce qu'en fait, bloguer, je ne fais que ça. Si. Mais professionnellement, quoi. Genre cette quête de sens dans le buzz du poney, encore une question existentielle à laquelle grâce à moi, on n'a toujours pas trouvé la réponse. Le web qui dépoussière les musées, c'est de moi aussi. J'écris encore beaucoup d'autres choses pour divers clients, qui laissent mon inspiration exsangue le soir venu.

Ce qui m'amène à vous dire qu'un de mes buts dans la vie - car si l'on n'avait qu'un seul but dans la vie et qu'on se ratait, il ne nous resterait plus qu'à nous pendre, pas vrai ? - n'est certainement pas de passer ma vie devant l'ordinateur.

Incroyable.

Mon but dans la vie, c'est de traverser le Pont Neuf en faisant un concours de chansons ringardes françaises.


Mon but dans la vie, c'est de disserter des heures sur nos vies amoureuses respectives avec une amie au téléphone.
Mon but dans la vie, c'est de manger dans de délicieux restaurants en bonne compagnie. D'ailleurs à l'occasion, il faudra que je vous parle des Sales Gosses. Entre autres, parce que je suis gâtée pourrie.
Mon but dans la vie, c'est de retrouver ce Madiran qui m'avait fait tourner merveilleusement la tête le soir de mes 21 ans.
Mon but dans la vie, c'est de refuser de négliger mes amis et ma famille.
Mon but dans la vie, c'est de faire des plans sur la comète sur un hypothétique voyage au Japon.
Mon but dans la vie, c'est de ressentir cette délicieuse crampe dans la main, à écrire avec un stylo sur du papier, rien que pour moi.
Mon but dans la vie, c'est surtout de n'avoir aucun regret.

Alors parfois, il m'arrive de mettre ce blog entre parenthèses. Pour mieux profiter. Et revenir, chargée de souvenirs à partager, et avoir le clavier qui me démange.

Post Blogum : Ne me remerciez pas pour vous avoir mis toutes ces chansons à texte dans la tête, c'est tout naturel. Vengez-vous plutôt, et parlez-moi de la chanson préférée de votre mère qu'elle vous infligeait à chaque départ en vacances, vous saviez, quand vous étiez coincé entre la valise et le cavalier king charles sans la moindre opportunité de vous enfuir ?

Par Camille G. - Publié dans : J'ai avalé Barbara Cartland - Communauté : L'acte d'écrire
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 22:43
Voici lecteur, mon sac à questions sur lequel vous pourrez me poser plein de questions indiscrètes sur mon animal préféré, le prénom de mon amoureux secret ou si le colonel Moutarde a tué le docteur Lenoir dans les Water avec le chandelier.

Oui lecteur je sais, je me fais rare dans le secteur.

Rassurez-vous, si toutefois cela vous inquiétait : en dehors du fait que j'ai par deux fois raté l'occasion de voir les Pixies en concert à Toulouse,dans mon cas, le dicton "pas de nouvelle, bonne nouvelle" se vérifie assez bien.

C'est que, ô lecteur, j'ai entamé mon stage de fin d'études (sentez-vous tout le sérieux qu'il y a dans l'association de ces quelques mots ?), et que ma vie en ce moment se résume en 3 B : Bus, Boulot, Bento. Pour peu que je m'efforce d'entretenir un peu ma vie sociale et familiale, il me reste bien peu de temps pour bloguer... Du moins pour mon compte, et pas pour d'éventuels clients.

Mais petit à petit, je me fais à mon nouveau rythme de travail, et je ne perds pas espoir d'écrire à nouveau bénévolement, rien que pour vos yeux et mon plaisir.

Je sens venir la fatigue, aussi, faute de lui dédier le billet qu'elle mérite, je laisse à la ravissante Lenka le soin de vous convaincre elle-même de son talent. Nul doute qu'elle y parviendra, car ce n'était déjà pas un mince exploit de parvenir à me faire écouter quasiment en boucle une voix féminine.

Bien à vous,

Votre débordée blogueuse.

The Show - Lenka :

Par Camille G. - Publié dans : Métro, Boulot, Dodo
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 14:27
Sur l'invitation gracieusement envoyée par Overblog, il y avait écrit "Métro Montparnasse, sortie place Bienvenue".
S'il vous prenait l'envie, après avoir lu ce billet, de visiter l'exposition "D'Hermès au SMS, la saga du message" au musée de la Poste à Paris, votre dévouée blogueuse tient à ce que vous le fassiez dans les meilleures conditions qui soient. A savoir, que vous évitiez, comme elle, de faire 3 fois le tour du quartier, dont l'intérêt touristique est assez limité.

Donc non, si vous passez devant un autre arrêt de métro, ce n'est pas que les responsables de la communication du musée de la poste ignoraient qu'il y avait un arrêt plus proche : c'est VOUS qui vous êtes planté. Si, si.

Il est donc préférable de ne pas partir à droite, jusqu'à vous rendre compte au niveau de l'hôpital Necker (oui, je suis vraiment allée très loin dans l'erreur) que non seulement vous êtes dans le mauvais sens, mais qu'en plus si vous aviez regardé les numéros des bâtiments un poil plus tôt vous n'auriez pas passé un quart d'heure à remonter la rue en sens inverse. Tout cela pour finir, après vous être faite siffler par tous les élèves des lycées professionnels du coin, par vous rendre compte que vous avez confondu la rue de Vaugirard et le BOULEVARD de Vaugirard.

Je ne jouerai plus jamais au Monopoly.


Fort heureusement, votre dévouée blogueuse compense son sens de l'orientation (à supposer qu'elle en soit dotée) désastreux par une grande curiosité.
Elle a donc vivement apprécié l'exposition dans laquelle elle a fini par atterrir après moult péripéties.

sagamessage

Où elle a testé la réalité augmentée malgré elle (c'est à dire qu'elle est passée devant un écran où elle se voyait filmée, et s'est aperçue que la carte qu'on lui avait donné à l'entrée y apparaissait en relief. Puis elle a passé un quart d'heure à essayer de reproduire l'expérience volontairement et à un moment où elle serait plus attentive. En vain. Parce qu'en plus elle n'est pas douée).

Où elle a été vivement impressionnée par une lettre jetée d'un convoi par une déportée en 1944, qui concluait ce qui a peut-être été sa dernière lettre par une touche d'humour et ne perdait pas espoir d'une victoire prochaine : "Ce qui est chic, c'est que je vais voyager en Allemagne gratuitement. VIVE LA FRANCE, on les aura !"
Si ce n'est pas du courage !

Où elle a également apprécié le talent des mail-artists ou encore du poète Mallarmé, qui écrivait les adresses en quatrains :

Sans t’étendre dans l’herbe verte
Naïf distributeur, mets-y
Du tien, cours chez Madame Berthe
Manet, par Meulan, à Mézy.

Où, enfin, elle a appris toute l'histoire, tantôt dramatique, tantôt amusante, mais toujours intéressante, du mode de transmission des messages depuis l'ancêtre du télégraphe chez les Grecs de l'Antiquité, jusqu'au possibilités qui s'ouvrent à l'avenir avec internet et les technologies mobiles.

Bref, c'est captivant pour toute personne s'intéressant aux trésors d'ingéniosité développés par toutes les civilisations du Monde pour communiquer au mépris de la distance ou de la censure. Bonus : c'est ludique et très bien construit. Courez-y, mais ne vous perdez pas.

La saga du message vue par Artscape
Par Camille G. - Publié dans : Culture - Communauté : L'acte d'écrire
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